Quand on pense à Rome, l'antiquité et son histoire nous viennent à l'esprit. Mais de nos jours, la capitale italienne est tout à son affaire pour conquérir une toute nouvelle foule de jouisseurs.
Commençons par un avertissement de santé et de sécurité : Marcher dans Rome est susceptible, à tout moment, de provoquer le coup du lapin. Aussi sophistiqué que vous soyez, vous ne manquerez pas de vous étirer le cou en permanence pour voir ce qui se passe au prochain coin de rue. Se balader autour du
Palatin, avec ses palais et ses fresques, est comme se balader dans un décor de cinéma. Demeurer à l'ombre des oliviers dans le Parco Sevalto sur l'Aventin, en contemplant la ville, est comme attendre que le réalisateur crie : 'Coupez!'
Mais Rome n'a pas toujours été que la dolce vita. Pour un triste rappel, il faut visiter le quartier EUR, conçu par Mussolini pour célébrer vingt ans de fascisme. Devenu le quartier des affaires et de la finance, son minimalisme austère est aussi frappant que certains des quartiers historiques de la ville.
Tandis que les touristes obstruent les jolies rues pavées de Trastevere, les romains se dirigent vers le quartier de Pignatto, pour y boire leur capuccino du matin et y acheter leurs légumes ou boire un verre jusqu'au petit matin. Ici, les ristoranti et les enoteche possèdent la saveur internationale du quartier, où des familles du Sénégal, de Colombie ou du Bangladesh côtoient les immigrés du sud de l'Italie et de flamboyants personnages se bousculent pour occuper l'espace d’aînés serial fumeurs.
Etre à Rome à tout de la quête d'une fête à laquelle on participera, et non d'une que l'on observerait en spectateur passif.
Que vous séjourniez Via Veneto ou que vous fassiez du couch-surfing en banlieue, vous pourrez profiter du luxe abordable de la ville : son extraordinaire gelato. Attrapez un cône, appuyez vous contre un mur cuit au soleil et demandez vous pourquoi il vous a fallu autant de temps pour réaliser que tous les chemins
mènent à Rome.